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By Jean-François Beauchemin

Au cœur de l. a. forêt, à l’écart du reste des hommes, un père et son jeune fils mènent une life sauvage, dure et désolée, semblable à celles des bêtes qu’ils côtoient.

Un jour, l’inévitable collision entre cette réalité et celle du monde civilisé se produit, et le fragile édifice psychological construit par eux se lézarde, puis s’écroule.

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D’un coup de pelle, je trouai les premières planches. Me jetant à genoux et écartant encore l. a. terre, j’arrachai les suivantes, pourries par le passage des époques. Un loup hurlupina. Mère — du moins ses restes — gisait là, rompue, nettoyée de ses chairs et humeurs. Je ramassai un à un les os de sa carcasse, en formai un petit monceau au pied de los angeles pruche. Quand tout le squelet fut extrait de los angeles bière, j’examinai attentivement l’intérieur. � À quoi reconnaît-on le sentiment ? » songeai-je alors. � Quel espace occupe-t-il ? Est-il sombre, lumineux, léger, lourdaud ? » Rien ne paraissait. Résolu, je décidai d’inspecter los angeles bière de fond en comble en y introduisant ma personne. M’y glissant entièrement, je m’y dépliai les membres. Ainsi établi, j’eus bientôt le element de vue d’un macchabée. Je toisais le monde des vifs tel qu’on devait le faire depuis l’outre-existence. Tout n’était qu’ombres et silences. Une chouette passait, parfois, ainsi que le fait l. a. flèche : trouant l’air, sifflant à peine, impatiente de son dessein. En cieux, d’obscurs nuages se rassemblaient et formaient le plan de pluies à venir. Mais, autour de moi, nulle hint du chérissement de père. Je stationnai de los angeles sorte lengthy de temps, l. a. carcasse de mère à mon côté. los angeles forêt à présent était coite, les bêtes, toutes assoupies, l. a. nuit, frisquette et achevante. Haussant le regard, je perçus los angeles branche déshabitée : le hibou avait fui. Je m’ébranlai pour faire semblablement. Je rangeai mère dans l. a. bière et rebricolai son repos. Puis je remis sous mon pas le ruban de los angeles sente, et m’en rebroussai vers l. a. cabane. Déroulant mon chemin, j’emplis mon casque de cette obsédante méditation : � Ainsi, me dis-je, père a conservé son sentiment pour moi à l’intérieur de lui-même, puisque je ne le dégotai pas ici cette nuit. » Cependant, un autre penser me venait et me suppliciait, que je brassais en moi-même et que je ne cessais d’exprimer à voix haute tout en marchant. Son écho allait heurter les arbres à l’entour et rebroussait à moi, tel un rêvement mauvais qui ne veut plus nous quitter et établit sa résidence en nos appareils. � Mais père m’aime-t-il, m’aime-t-il seulement ? » Ainsi parlais-je. Dès lors, je décidai de ceci : il me faudrait savoir, savoir absolument, désormais, si père me chérissait. Plus encore : il me faudrait voir son sentiment, le toiser comme on toise toutes choses en domaine de l. a. Terre. motor vehicle il devait être attainable, n’est-ce pas, que l’œil saisisse cela, il le fallait, il le fallait. Oui, je serais à compter d’ici tel l’aigle chassant los angeles souricelle du haut de l’azur et ne pouvant s’en remettre entièrement à son esgourde, ou à son blair : il me faudrait los angeles preuve que procure le regard. De toute manière, pouvait-on concevoir de vivre, de circuler d’un bout à l’autre de l’existence sans que le regard encontre le sentiment ? Peste soit de cette introuvableté ! On voit bien l’arbre, los angeles pluie, le poisson-chat, et ce n’est que juste phénomène : ces choses-là nous sont indispensables au vivre. Ainsi de l’amour. Mais, pour l’heure, je ne pouvais me dérouter de ce penser désolant : los angeles nuit s’achevait et mon labeur était leisureé useless.

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